La direction de Pimkie annonce la suppression de 208 emplois en France

A l'occasion d'un Comité central d'entreprise, la direction de Pimkie a annoncé, lundi, la suppression de 208 emplois sur 1 900 que compte l'enseigne de prêt-à-porter, ainsi que la fermeture de 37 magasins sur les 321 en France.

Le siège social de l\'enseigne Pimkie à Neuville-en-Ferrain, dans le Nord.
Le siège social de l'enseigne Pimkie à Neuville-en-Ferrain, dans le Nord. (MAXPPP)

La direction de l'enseigne de prêt-à-porter pour femme Pimkie a annoncé, lundi 8 janvier, la suppression de 208 emplois sur les 1 900 que compte le groupe en France, a appris franceinfo de source syndicale. La direction du groupe textile a également signifié, lors de ce Comité central d'entreprise, la fermeture de 37 magasins sur les 321 enseignes françaises. Sur les 166 personnes qui y travaillent, 83 devront partir. Par ailleurs, 53 postes sont supprimés au siège international, 31 au siège français et 41 au service logistique.

Rupture conventionnelle collective envisagée

Pour réduire ses effectifs, l'enseigne compte utiliser une rupture conventionnelle collective, nouvelle disposition prévue par les ordonnances réformant le Code du travail. Elle ne s'applique qu'aux salariés volontaires pour quitter le groupe. Cette nouvelle disposition permet à l’entreprise, contrairement aux plans sociaux ou aux départs volontaires, de ne pas avoir à invoquer de difficultés économiques.

Pour être valide, la rupture conventionnelle collective qui se fait à l'initiative de l'employeur, doit être approuvée par les syndicats de l'entreprise et par le ministère du Travail. Trois autres réunions de négociations doivent avoir lieu en janvier. La signature de la rupture conventionnelle collective est prévue le 5 février mais les syndicats CGT et FO ont déjà indiqué qu’ils ne la signeront pas.

Après Pimkie, PSA envisage également d'utiliser des ruptures conventionnelles collectives pour supprimer des postes.