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La CGT de Goodyear propose une Scop pour reprendre une part de l'activité d'Amiens-Nord

Fiodor Rilov, l'avocat du syndicat, a annoncé un projet de reprise de l'activité agraire, selon France 2. La demande doit être présentée à la direction. 

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France Télévisions
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Des salariés de l'usine Goodyear en face de leur usine à Amiens (Somme), le 26 février 2013. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Un projet de reprise sous forme de Société coopérative et participative (Scop) d'une partie de l'activité de l'usine Goodyear d'Amiens (Somme) va être présenté mardi 26 février, a annoncé Fiodor Rilov, l'avocat de la CGT de l'usine. La partie concernée est la production de pneus agricoles, qui représente 537 emplois sur les 1 200 que compte le site. Mais la CGT estime pouvoir sauver davantage d'emplois.

"Nous allons demander à la direction de Goodyear que les salariés puissent reprendre à leur compte la production de pneus agricoles, a précisé Mickaël Wamen, le leader de la CGT, au Monde.fr. Cette activité est en effet très rentable et n'a aucune raison de fermer." 

Un temps intéressé par la reprise de l'activité pneus agraires, le PDG du groupe américain Titan International, Maurice Taylor, a finalement décliné et provoqué une polémique autour d'un échange virulent avec le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Une Scop pour réaliser le projet du PDG de Titan

"On a travaillé à la possibilité de créer une Scop pour réaliser exactement le même projet que celui qui devait être mis en œuvre par Titan", a annoncé Fiodor Rilov aux salariés rassemblés sur le parking de l'usine avant de manifester. La CGT de Goodyear a en effet appelé à une nouvelle "journée de lutte" mardi à Amiens pour protester contre le projet de fermeture du site. Vendredi, elle a également fait part de son intention d'attaquer le PDG de Titan International en diffamation.

"Le projet de Scop nécessite toutefois que la direction de Goodyear accepte de céder la licence de sa marque et le portefeuille de ses clients", précise Le Monde.fr. Interrogée par le quotidien, la direction du site d'Amiens-Nord n'a pas souhaité réagir, car elle attend de connaître les détails du projet avant de se prononcer.

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