Goodyear : quand les salariés s'unissent devant la justice

832 anciens salariés du site Goodyear d'Amiens Nord (Somme), attaquent l'entreprise aux prud'hommes. Ces dernières années, des centaines de salariés se sont réunis devant la justice pour obtenir gain de cause, explique le journaliste de France 2 Jean-Paul Chapel.

FRANCE 2

Quatre ans après leur licenciement du site d'Amiens Nord (Somme) les 832 ex-salariés de Goodyear attaquent aux prud'hommes l'entreprise. L'audience a eu lieu jeudi 4 octobre. Un procès hors-norme, est-ce habituel ? "Le plus grand procès à ce jour remontait à 2013, lorsque 680 salariés de Continental ont contesté leur licenciement économique. Ils étaient si nombreux que leur procès s'est tenu dans une ancienne patinoire de l'Oise. En 2011, ce sont 550 salariés de Capdevielle et plus récemment, en avril dernier, 165 salariés de Caterpillar dans l'Oise", explique le journaliste de France 2 Jean-Paul Chapel.

Des licenciements économiques invalidés

Ces salariés ont-ils eu gain de cause ? "Le licenciement économique a été invalidé. Les salariés n'ont pas été réintégrés dans l'entreprise, mais ils ont touché des dommages et intérêts en fonction de leur ancienneté", précise le journaliste. Entre 30 000 et 90 000 euros pour Continental, 3 000 euros chez Capdevielle et de 7 500 à 65 000 euros pour Caterpillar. "Un montant qui ne dépend pas de la taille du procès, mais de l'appréciation par les juges de la réalité économique du licenciement", conclut Jean-Paul Chapel.

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En 2009 un millier d'employés de l'usine Goodyear manifestent devant les locaux de l'entreprise contre le projet de fermeture.  (PATRICK KOVARIK / AFP)