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General Electric : inquiétude à l'usine de Belfort

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General Electric : inquiétude à l'usine de Belfort
France 2
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Les salariés de l'usine General Electric de Belfort s'inquiètent. Ils craignent un vaste plan social dès l'année prochaine.

L'ex-usine Alstom, devenue General Electric à Belfort (Territoire-de-Belfort) pourrait être le prochain dossier épineux du gouvernement. Elle comprend plus de 2 000 emplois pour créer des turbines à gaz, un marché en difficulté dans un groupe en crise qui affiche une perte de 20 milliards d'euros au dernier trimestre. Le doute s'installe parmi les salariés de l'usine. En rachetant la branche énergie d'Alstom, le groupe américain avait passé un contrat avec le ministre de l'Économie de l'époque, Emmanuel Macron. General Electric devait créer 1 000 emplois et ne pas licencier avant 2019.

Des licenciements dès 2019 ?

Mais aujourd'hui, pas d'emplois créés, le groupe préfère payer une pénalité de 50 millions d'euros. Un conseiller de Bercy a confié l'inquiétude du ministère qui s'attend à des suppressions de postes dès l'interdiction de licencier levée, à savoir l'an prochain. Dans le monde, le groupe a déjà supprimé 12 000 emplois, dont 5 000 en Europe. Les syndicats de l'usine de Belfort redoutent une délocalisation. Le groupe assure de son côté ne pas avoir de projet de restructuration en France.

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