VIDEO. La nationalisation de Florange n'est "pas à l'ordre du jour", dit Montebourg

"A chaque fois qu'on a nationalisé, l'Etat n'a pas été un très bon gestionnaire", a fait remarquer le ministre du Redressement productif, dimanche soir sur France 2.

Francetv info

PLANS SOCIAUX - "Je ne suis pas le ministre des plans sociaux, je suis le ministre des solutions économiques", a lâché Arnaud Montebourg, dimanche 30 septembre au soir. Pour autant, une nationalisation des hauts fourneaux de Florange, qu'ArcelorMittal envisage de fermer, n'est "pas à l'ordre du jour", a fait remarquer le ministre du Redressement productif , invité du JT de 20 heures de France 2. 

"A chaque fois qu'on a nationalisé, l'Etat n'a pas été un très bon gestionnaire", a argué le ministre habituellement classé à l'aile gauche du Parti socialiste, argumentant qu'il n'y a pas d'argent non plus dans les caisses pour cela. 

La direction d'ArcelorMittal, qui "souhaite se désengager" du site, doit rendre publique sa décision lundi lors d'un comité central d'entreprise. "Nous avons posé des exigences", a rappelé Arnaud Montebourg. "Nous avons demandé que, s'il prend cette décision, qu'il nous laisse deux mois pour nous permettre de rechercher une solution de reprise".

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, le 26 septembre 2012 à la raffinerie de Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime).
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, le 26 septembre 2012 à la raffinerie de Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime). (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)