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Emmanuel Macron et ceux qui "foutent le bordel" : les salariés de GM&S espéraient "au moins des regrets"

Vincent Labrousse, représentant du personnel CGT de GM&S, a réagi, lundi sur franceinfo, au lendemain de la première interview télévisée d'Emmanuel Macron depuis son élection.

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Radio France
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Emmanuel Macron, le 15 octobre 2017, lors de sa première interview télévisée depuis son élection. (PHILIPPE WOJAZER / POOL)

Après la phrase polémique d'Emmanuel Macron sur ceux qui "foutent le bordel", le représentant du personnel CGT de GM&S Vincent Labrousse "espérait des regrets ou au moins des excuses", a-t-il déclaré lundi 16 octobre sur franceinfo, au lendemain de la première interview télévisée du chef de l'État.

Pour Vincent Labrousse, le plus grave est que "non seulement, il ne revient pas en arrière, mais en plus il insiste !". Le représentant du personnel de l'usine creusoise a expliqué qu'"au moment où il a prononcé ses mots, on était en incapacité de rechercher du travail".

Cela n'a rien à voir avec la réalité de ce qu'on vit sur le terrain.

Vincent Labrousse

à franceinfo

"Je suis choqué car c'est encore une fois une utilisation politique de notre lutte", a réagi Vincent Labrousse avant de poursuivre : "Notre entreprise, elle, n'a toujours pas redémarré et ce n’est pas la CGT qui bloque, mais PSA et Renault qui n'ont pas confirmé encore le carnet de commande."

Pour autant, Vincent Labrousse a expliqué que "le gouvernement a contribué à ce que la boite soit toujours là, on ne l'a jamais nié". Mais, le représentant du personnel a rappelé que "si on ne s'était pas battus depuis le début, elle serait fermée".

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