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EDF confirme sa politique de suppressions d'emplois

EDF a confirmé son plan de réductions de postes jeudi. Entre 3250 et 5100 postes pourraient être supprimés entre 2015 et 2009. 

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Radio France
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En ligne de mire, la suppression de 2 300 à 4 200 emplois sur la période 2016-2018, via des non-remplacements de départs à la retraite (MANUEL COHEN / MANUEL COHEN)

Comme pressenti, EDF a annoncé jeudi 2 février un plan de suppressions de d'emplois. "Le non-replacement d'une partie des départs en retraite devrait conduire à une baisse des effectifs d'environ 6% entre 2017 et 2019", détaille le groupe dans un communiqué, sans préciser le nombre de postes concernés par cette réduction.

Entre 3 250 et 5 100 postes pourraient disparaître d'ici fin 2019

Un plan de réduction d'effectifs présenté l'année dernière avec, en ligne de mire, la suppression de 2 300 à 4 200 emplois sur la période 2016-2018, via des non-remplacements de départs à la retraite. Aujourd'hui, la situation a empiré : selon les informations recueillies par franceinfo, la direction envisage désormais de supprimer entre 3 250 et 5 100 postes d'ici fin 2019.

Les syndicats se disent très inquiets : si EDF retient la fourchette haute, ce sont 7 000 emplois qui disparaitront en quatre ans, affirme Serge Gianorsini de Force ouvrière. "Les salariés n'ont pas à payer pour les erreurs de l'Etat actionnaire depuis 20 ans !", indique le représentant syndical qui craint, notamment, une dégradation des conditions de travail.

37 milliards d'euros de dettes

EDF, qui accuse une dette de 37 milliards d'euros, doit aussi faire face à des investissements colossaux pour sécuriser son parc de centrales nucléaires en France et construire les EPR de Flamanville et d'Hinkley Point en Grande-Bretagne.

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