Airbus : les aides de l'Etat pourraient sauver 2 000 emplois en France, selon le secrétaire d'Etat aux Transports

Jean-Baptiste Djebbari mise sur l'activité partielle longue durée et l'investissement sur la nouvelle génération d'avions verts pour éviter les licenciements.

Le secrétaire d\'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, le 29 juin 2020 à l\'Elysée.
Le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, le 29 juin 2020 à l'Elysée. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Lueur d'espoir pour les salariés d'Airbus. Les dispositifs d'aide de l'Etat devraient permettre de "sauver" 2 000 emplois sur les 5 000 postes qu'Airbus entend supprimer en France, a assuré mercredi 1er juillet le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, sur BFMTV.

"On a fait les calculs cette nuit", a-t-il assuré. "Si vous mettez en place l'activité partielle longue durée (...), c'est 1 500 emplois qui seraient sauvés" en France, où Airbus employait 49 000 personnes fin 2019. "On investit aussi massivement sur l'avion de demain, la nouvelle génération d'avions verts, sobres en carbone, c'est 500 emplois qui vont être sauvés pour Airbus. Déjà 2 000 emplois !"

Airbus a annoncé mardi la suppression d'environ 15 000 postes, soit 11% de ses effectifs, dont 5 100 postes en Allemagne, 5 000 en France, 1 700 au Royaume-Uni, 900 en Espagne et 1 300 sur les autres sites du groupe dans le monde. Si le constructeur n'exclut pas des licenciements, il compte sur les départs volontaires, des mesures de retraite anticipée et sur les dispositifs de chômage partiel pour les limiter.