Partage des richesses dans les entreprises : le "dividende salarié aura un caractère obligatoire" l'an prochain, annonce l'eurodéputé Pascal Canfin

Chargé de faire des propositions au gouvernement sur le partage des richesses dans les entreprises, l'eurdéputé Renew Pascal Canfin ne défend pas une augmentation générale des salaires mais plutôt le "dividende salarié" et la "super-participation".

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Pascal Canfin, eurodéputé Renew et président de la commission Environnement au Parlement européen, était l'invité du "8h30 franceinfo", vendredi 21 octobre 2022. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Le gouvernement refuse toute nouvelle taxe sur les sur-profits ou sur les sur-dividendes mais un compromis semble avoir été trouvé lundi 28 novembre. Pascal Canfin, député européen Renew et désigné pour faire des propositions au gouvernement en matière de partage des richesses au sein des entreprises, a annoncé mardi 29 novembre sur franceinfo deux mécanismes : le "dividende salarié obligatoire" et la "super-participation".

Après des semaines de discussion, la majorité a trouvé lundi un "point d'équilibre", assure Pascal Canfin.

"Il est difficile d’aller vers une augmentation générale des salaires car cela aurait des conséquences négatives sur trop d’entreprises."

Pascal Canfin, eurodéputé 

à franceinfo

L'europdéputé plaide pour le dividende salarié, une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. "Dès qu'une entreprise verse des dividendes à ses actionnaires, elle doit avoir ce qu'on appelle un dividende salarié, c'est-à-dire verser aussi un équivalent dividende à ses salariés sous forme par exemple de prime de participation ou d'intéressement obligatoire". L'eurodéputé ajoute que ce mécanisme va concerner "toutes les entreprises" et que les "modalités concrètes sont en train d'être discutées, notamment dans le cadre de la négociation interprofessionnelle par les partenaires sociaux". Le dividende salarié aura donc "un caractère obligatoire".

>> Salaires : "Vous redistribuez quand, les cocos ?", demande le secrétaire général de la CFDT au patronat

Concernant les profits "exceptionnels, lorsqu’il y a superbénéfices, il doit y avoir super-participation pour les salariés". À la différence du "dividende salarié", ce dispositif ne concerne que "quelques centaines d'entreprises en France qui font des profits exceptionnels", souligne le député Renew. Cela ne prendra donc pas la forme d'une taxe mais ce sera reversé directement aux salariés de ces entreprises. "Ne pas aller sur de la fiscalité, mais sur de la redistribution obligatoire" était un "un point d'équilibre qui réunit tout le monde, y compris Bruno Le Maire", précise Pascal Canfin. Ces deux réformes doivent voir le jour dès 2023.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Emploi

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.