Violences policières : un policier dénonce les amalgames

Pour mieux comprendre le malaise chez les policiers, l’un d’eux a choisi de témoigner. Membre du syndicat Alliance, ce policier de Dijon (Côte-d'Or) raconte un quotidien qu'il juge ingrat.

FRANCE 2

"Dès qu'il y a une mise en œuvre de la force, c'est de la violence policière, sous-entendu illégitime, et c’est totalement faux. Exemple : pendant le confinement, on est intervenu car un individu était en train de frapper sa compagne, il était extrêmement violent. On entendait les coups, on entendait les cris. On a senti que cette jeune femme était en danger", explique cet officier qui a choisi de garder l’anonymat.

"Quand vous voyez des injustices comme ça, vous avez envie de baisser les bras"

"On a réussi à l'interpeller : je l'ai visé avec mon Taser, ça nous a laissé quelques secondes pour lui passer les menottes. Dans les escaliers, il s’est mis à hurler, à se débattre, et il a fallu se mettre à trois ou quatre pour le maintenir. De leur côté, les voisins n’ont vu que cette partie de la scène, et pour eux, c’était des violences policières, et c’est pas facile à vivre. Au fur et à mesure des années, quand vous voyez des injustices comme ça, vous avez envie de baisser les bras", déplore-t-il.

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Le logo de la police nationale sur la tenue d\'un officier, lors d\'un rassemblement de policiers contre les annonces de Christophe Castaner sur les violences policières, le 11 juin 2020 à Nice (Alpes-Maritimes).
Le logo de la police nationale sur la tenue d'un officier, lors d'un rassemblement de policiers contre les annonces de Christophe Castaner sur les violences policières, le 11 juin 2020 à Nice (Alpes-Maritimes). (VALERY HACHE / AFP)