Villes : le bras de fer avec Airbnb

Les députés ont voté mercredi 29 novembre en commission un amendement permettant aux mairies d'alourdir de 5% la taxe de séjour sur les hébergements proposés par le site Airbnb.

FRANCE 2

Chaque fois qu'elle quitte Paris pour voyager, Laure Lagasse loue le petit appartement qu'elle habite. 90 euros la nuit pour un 25 mètres carré, situé au cœur d'un quartier touristique. De quoi attirer les touristes. Son studio se loue très facilement, environ 5 mois dans l'année, plus que la durée autorisée. Elle va devoir se mettre dans les règles, et y perdre. "Le revenu généré par Airbnb me permet de profiter du théâtre, des restaurants, des sorties, de toutes les joies qu'offre Paris", explique-t-elle.


120 jours autorisés 


Comme elle, trop de Parisiens enfreignent les règles et dépassent les 120 jours de location autorisés. Dans le centre de la capitale, un appartement sur quatre est une location touristique. La mairie veut limiter cette inflation. Alors à Paris, comme à Nice et Bordeaux, il faut désormais s'enregistrer en ligne pour obtenir un numéro et pouvoir louer son bien. Obligatoire à partir de vendredi 1er décembre, ce numéro permettra à la ville d'avoir davantage de contrôle sur les abus. Airbnb s'engage à bloquer dès janvier prochain les annonces de ses clients qui ne seraient pas en règle.   

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La plateforme en ligne du site Airbnb, le 12 août 2016.
La plateforme en ligne du site Airbnb, le 12 août 2016. (JEAN-FRANÇOIS FREY / MAXPPP)