Vidéo Et si on s'inspirait des Pays-Bas pour nos pistes cyclables ?

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Pour Brut, Stein van Oosteren, porte-parole du Vélo Île-de-France, montre comment la France pourrait s'inspirer de la Hollande en matière de vélo.
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Pour Brut, Stein van Oosteren, porte-parole du Vélo Île-de-France, montre comment la France pourrait s'inspirer de la Hollande en matière de vélo.

Faire du vélo en ville, entre les Klaxons et les voies de bus, ce n'est pas toujours très confortable. Voici quelques conseils d'un cycliste hollandais pour rouler en toute sécurité.

Le carrefour

Les carrefours sont souvent les grands redoutés des cyclistes. Aux Pays-Bas, hors de question de les traverser en vélo. Lorsqu'ils doivent traverser un carrefour, les Hollandais font tout simplement le tour du carrefour sur des pistes cyclables dédiées. Et d'ailleurs, ces dernières sont de couleur rouge et ainsi beaucoup plus visibles. Pour les angles, souvent dangereux, Stein van Oosteren explique que des petits îlots sont placés de façon à sécuriser l'espace.

Les vélos mélangés aux bus et aux taxis

Pour vous aussi rouler sur la voie de bus rime avec appréhension ? Aux Pays-Bas, les vélos et les bus ne partagent jamais la même voie. "C'est beaucoup trop anxiogène", estime Stein van Oosteren. Ainsi, pour davantage de confort et de sécurité, les voies sont séparées.

Les vélos mélangés aux piétons

En France, les pistes cyclables se fondent souvent sur les trottoirs, rendant incertaine la démarcation entre les deux voies et donnant souvent lieu à des altercations. Aux Pays-Bas, au même titre que pour les bus et les voitures, les cyclistes ne peuvent pas cohabiter avec les piétons. Pour éviter la confusion, les pistes cyclables sont donc rouges, comme pour les carrefours et sont munies d'une séparation très claire.

La continuité des pistes cyclables

Très important : des pistes ininterrompues. Or, en France, les pistes discontinues sont souvent la règle, notamment avec les entrées et sorties de garages. Comme le précise Stein van Oosteren, les pistes ne sont jamais coupées aux Pays-Bas. "Comme on ne va pas non plus couper un rail pour le train ou un trottoir pour les piétons, ou une route pour les voitures", lance-t-il.

Le trottoir

Stein van Oosteren constate aussi que les trottoirs français sont parfois en pente, notamment pour les entrées et sorties de garages. "Aux Pays-Bas, le trottoir est plat partout (…) Ce qui veut dire que le piéton est à l'aise partout", précise-t-il.

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