Grève : "Le réveillon s'annonce bien triste pour les hôteliers parisiens", regrette l'UMIH

L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) a comptabilisé une baisse des réservations de 40 à 50% pour les hôtels à Paris depuis le début du mouvement de grève contre la réforme des retraites.

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Radio France
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Couloir de l'hôtel Le Lutetia.  (BRUNO LEVESQUE / MAXPPP)

Les réservations sont en chute libre dans les hôtels parisiens depuis le début de la grève contre la réforme des retraites. "C'est l'encéphalogramme plat", commente Laurent Duc, président de la branche hôtellerie française de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH). Selon le comptage de l'organisme, les réservations sont en baisse de 40 à 50 % dans les hôtels de la capitale. "Cela a des conséquences financières énormes", explique Laurent Duc. 

Prix en baisse et recrutements annulés

"Le réveillon s'annonce bien triste pour les hôteliers parisiens", a regretté Laurent Duc sur franceinfo. Les hôtels n'arrivant pas à faire le plein, "les prix ont radicalement chuté", explique Laurent Duc qui espère pouvoir bénéficier de "reports de charges dès le trimestre prochain, qu'il y ait un étalement."

Autre conséquence, selon le représentant de l'UMIH, les hôteliers craignent de ne pas pouvoir avoir recours aux recrutements d'extras et aux prestations additionnelles prévues en temps normal pendant les fêtes. "Au final, ce sont des gens qui avaient prévus de gagner de l'argent pendant les fêtes, des étudiants par exemple, des intérimaires, qui n'auront pas de travail", développe Laurent Duc. 

Plus optimiste en ce qui concerne le reste de la France, il estime qu'avec la neige prévue avant les fêtes, les établissements hôteliers vont pouvoir compter sur une moyenne de "10% de clients en plus". "Il y a le côté merveilleux de passer Noël sous la neige donc finalement, les Français ou nos voisins étrangers, vont je l'espère remplir les stations cet hiver", précise Laurent Duc.

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