Covid-19 : "Nous resterons fermés" après le 20 janvier, confirme le Groupement National des Indépendants, hôtellerie et restauration

Didier Chenet, président du GNI, a participé à une réunion au ministère de l'Économie mardi. Il affirme que Bruno Le Maire va "continuer à soutenir la restauration et les hôtels" impactés par les mesures sanitaires.

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Un bar fermé après 22 heures à Paris, le 28 septembre 2020. (NOÉMIE BONNIN / FRANCE-INFO)

Même si c'est le Premier ministre "qui l'annoncera jeudi", "nous resterons fermés"  en raison de l'épidémie de Covid-19 après le 20 janvier, confirme mardi 5 janvier sur franceinfo, le président du Groupement National des Indépendants, hôtellerie et restauration (GNI). Après une réunion à Bercy, Didier Chenet annonce que le ministre de l'Économie va néanmoins "continuer à soutenir la restauration et les hôtels". Selon lui, Bruno Le Maire va "proposer d'élargir le Fonds de solidarité pour tenir compte de la situation des groupes" et les banques "seront vraisemblablement contraintes à jouer le jeu", sans quoi "30% des établissements seront menacés" de fermeture définitive.

franceinfo : Vous confirmez que vous ne rouvrirez pas le 20 janvier ?

Didier Chenet : Le ministre ne l'a pas dit fermement puisque ce sera le Premier ministre qui l'annoncera jeudi mais oui, nous resterons fermés. Bruno Le Maire n'a pas caché qu'il n'était pas en mesure de nous donner une date de réouverture.

"Quand on voit aujourd'hui que la Grande-Bretagne reconfine jusqu'à courant mars, ça nous donne des perspectives de réouverture qui ne sont certainement pas à court terme."

Didier Chenet

à franceinfo

Le ministre s'est montré très préoccupé par la situation sanitaire, ça nous a frappés. Il a dit qu'il allait continuer à soutenir la restauration, mais aussi, il ne faut pas les oublier, les hôtels qui sont un peu les victimes collatérales de la situation. Sans congrès, il n'y a pas d'hôtels, sans voyage d'affaires, il n'y a pas d'hôtels, sans touristes, il n'y a pas d'hôtels. Tout notre secteur est touché.

Est-ce que les aides du gouvernement sont suffisantes aujourd'hui ? [jusqu'à 10 000 euros par mois pour les établissement qui ont baissé leur activité d'au moins 50% ou une indemnisation à hauteur de 20% du chiffre d'affaires de l'année précédente]

Ces mesures correspondent pour tout ce qui concerne le secteur des TPE-PME. Par contre, pour ce qui concerne les plus grosses entreprises, et particulièrement dans l'hôtellerie, le plafond à 200 000 euros n'est pas suffisant. Nous en avons discuté, le ministre fera une annonce jeudi. Il va proposer d'élargir le Fonds de solidarité pour tenir compte de la situation des groupes.

Où en est le bilan du secteur ? Des milliers d'établissements seraient condamnés ?

Toutes les études que nous avons faites montrent qu'entre 20 et 30% des établissements sont menacés. Espérons qu'avec les aides du gouvernement, et si les banques jouent le jeu, on sera plus près des 20% que de la fourchette haute.

"Aujourd'hui, force est de reconnaître que les banques ne jouent pas le jeu."

Didier Chenet

à franceinfo

Elles n'acceptent pas de reporter des échéances, comme elles s'y étaient pourtant engagées, et elles ne supportent plus des compléments de prêts garantis par l'Etat [PGE]. Nous avons obtenu du ministre qu'il allait nous appuyer auprès des banques. Elles seront vraisemblablement contraintes à jouer le jeu.

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