Bars : les fermetures à 22 heures tièdement accueillies

Pour enrayer la progression du coronavirus en France, le gouvernement a récemment pris la décision de fermer les bars des 22 heures dans les zones d’alerte renforcées. 

Des terrasses désertes, des clients priés de quitter leurs tables : à Nice (Alpes-Maritimes) depuis le lundi 28 septembre, comme dans une dizaine de grandes villes françaises concernées par les dernières mesures sanitaires liées au Covid-19, l’extinction des feux pour les bars était fixée à 22 heures. Une décision pas toujours bien acceptée. "Les autorités essaient de gérer comme ils peuvent, mais c’est vrai qu’il y a des choses un peu illogiques", déclare une passante. "Pour moi, c’est excessif", tranche un Niçois.

"Soit on ferme tout, soit rien"

À Paris, ville aussi concernée par la mesure, les bars ont du s’organiser, non sans désarroi. "Je trouve cela très injuste de seulement fermer les bars, concernant la diffusion de la maladie. Soit on ferme tout, soit rien", déclare Alessio Zenaro, chef barman. Avec deux semaines de fermeture anticipée, c’est 20 à 25% de gains en moins pour son établissement.

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Un bar à Paris ferme ses portes à partir de 22 heures, le 28 septembre 2020. 
Un bar à Paris ferme ses portes à partir de 22 heures, le 28 septembre 2020.  (CHRISTOPHE PETIT TESSON / EPA)