Patrimoine : visite de la dernière clouterie de France

À Creil (Oise), les ouvriers fabriquent des clous sur mesure à l'aide de machines d'origine. Les pièces sont exportées dans le monde entier. 

FRANCE 3

Dolorès, Daniella, Blanche-Neige... Dans la clouterie de Creil (Oise), toutes les machines ont un surnom. On leur voue le respect que l'on doit aux grandes dames, car elles ont toutes entre 100 et 130 ans, et ne partiront pas de si tôt à la retraite. Elles sont uniques, donc irremplaçables. "Il n'y a pas une machine qui est identique à l'autre", explique Luc Kemp, le directeur de la clouterie.

Sur les traces de la famille Rivière, les fondateurs de la clouterie

325 pièces de collection qui permettent de fabriquer près de 3 000 références de clous utilisées pour la tapisserie, la cordonnerie ou encore la construction. La méthode de fabrication date de 1888. À l'époque, tout était fait de manière mécanique. Depuis que Luc a repris la direction de la clouterie en 2006, il s'attelle à honorer le travail initié par la famille Rivière. À la mort de Théodore en 1900, c'est sa femme Marie qui a pris la tête de l'entreprise et a un temps employé 400 salariés. Aujourd'hui, la vingtaine d'employés de la clouterie forme une famille.

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À Creil (Oise), les ouvriers fabriquent des clous sur mesure à l\'aide de machines d\'origine. Les pièces sont exportées dans le monde entier. 
À Creil (Oise), les ouvriers fabriquent des clous sur mesure à l'aide de machines d'origine. Les pièces sont exportées dans le monde entier.  (FRANCE 3)