Prison : le casse-tête des détenus radicalisés

1 700 détenus radicalisés sont actuellement dans les prisons françaises. Dominique Verdeilhan fait le point depuis le ministère de la Justice, place Vendôme, à Paris.

France 2

En France, la politique est assez claire : pas de centre de détention spécialisé pour ces individus. Cette affaire pourrait-elle remettre en question cette position ? "La réponse est non, ce n'est pas un projet ici au sein du ministère de la Justice. Ce n'est pas non plus une revendication des personnels pénitentiaires. Des quartiers dédiés, en revanche, oui. Aujourd'hui il y a 78 établissements pénitentiaires sur les 188 qui peuvent accueillir des personnes écrouées pour des faits de terrorisme, elles sont à présent à peu près 500, auxquelles il faut ajouter 1 200 personnes détenues pour droit commun et qui sont suivies pour radicalisation", explique le journaliste Dominique Verdeilhan, en direct du ministère de la Justice, à Paris.

"Les revendications des syndicats portent sur la sécurité des surveillants"

"Ils sont repartis soit dans des quartiers de prise en charge de personnes radicalisées, soit dans des quartiers pour détenus violents, ce qui explique les agressions dans la semaine contre les surveillants et ce qui explique aussi que les revendications des syndicats de la pénitentiaire portent sur la sécurité des surveillants", conclut le journaliste.

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La façade de la prison de Borgo, en Haute-Corse, le 18 septembre 2010. 
La façade de la prison de Borgo, en Haute-Corse, le 18 septembre 2010.  (STEPHAN AGOSTINI / AFP)