L’éventuelle interdiction de filmer la police fait polémique

L’examen de la loi sur la "sécurité globale" débute mardi 17 novembre. Un article veut punir la diffusion d’images permettant d’identifier tout policier ou gendarme dans le cadre de son travail si la diffusion vise à porter atteinte à son intégrité physique et psychique.

franceinfo

La diffusion de photos de policiers pourrait bientôt être illégale. Une proposition de loi prévoit d'interdire la publication d'images pouvant porter atteinte à l'intégrité physique ou psychique des forces de l'ordre, sous peine de s'exposer à 45 000 euros d'amende et un an de prison. Les syndicats de police réclament cette loi depuis les meurtres du policier Jean-Baptiste Salvaing et de sa compagne Jessica Schneider, agent administratif, en 2016 à Magnanville (Yvelines).

Atteinte à la liberté d’informer

Mais le texte n'a pas l'approbation de tous. Il pourrait empêcher la diffusion en direct d'opérations de maintien de l'ordre et de violences policières. "On a le droit d'être pour ou contre les manifestations, la présence des forces de l'ordre, mais on a surtout le droit d'être informé, et c'est ce droit qui nous est retiré", conteste Laurent Bortolussi, rédacteur en chef de Line Press. De plus, des projets comme l'application Urgence Violence Policière, qui répertorie les images de violences policières envoyées par des particuliers, pourraient devenir hors-la-loi.

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Des CRS tirent une grenade de gaz lacrymogène, le 12 janvier 2019, à Paris.
Des CRS tirent une grenade de gaz lacrymogène, le 12 janvier 2019, à Paris. (MARTIN NODA / HANS LUCAS / AFP)