Carlos Ghosn : le gouvernement japonais en colère

Au Japon, le gouvernement ne digère pas du tout la fuite rocambolesque de Carlos Ghosn. La justice nippone l'accuse "d'avoir voulu échapper à la punition de ses propres crimes".

France 2

Une malle noire de plus d'un mètre de haut, perforée de deux trous pour pouvoir respirer. Selon le Wall Street Journal, c'est caché dans une caisse que Carlos Ghosn a pu quitter le Japon. L'ancien PDG de Renault-Nissan aurait quitté son appartement de Tokyo (Japon) dimanche 29 décembre, seul, et à pied, en direction de l'aéroport d'Osaka (Japon). Il serait alors monté dans la malle pour échapper aux contrôles de sécurité. Un premier jet privé l'aurait alors conduit à Istanbul, en Turquie, où l'attendait un deuxième appareil pour Beyrouth (Liban).

"La fuite d'un accusé sous caution est injustifiable"

Dimanche 5 janvier, les autorités japonaises ont à nouveau condamné la fuite de Carlos Ghosn. "Le système judiciaire pénal de notre pays dispose de procédures appropriées pour établir la vérité. La fuite d'un accusé sous caution est injustifiable", déclarait la ministre de la Justice japonaise, Masako Mori. Depuis son arrivée au Liban lundi 30 décembre, l'ancien dirigeant de Renault soutient avoir organisé sa fuite seul. Mais le Wall Street Journal affirme qu'il était accompagné d'au moins deux Américains lors du premier vol. Des professionnels de la sécurité qui ont pu organiser son exfiltration.

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Carlos Ghosn, à Paris, le 1er octobre 2018.
Carlos Ghosn, à Paris, le 1er octobre 2018. (ERIC PIERMONT / AFP)