VIDEO. Violence et politique dans le rap, "littéralisation" du rap... les propos qui lassent Sefyu

Après plusieurs années d'absence, Sefyu est de retour avec un son album "Yusef". De nombreuses questions agacent le rappeur, il a décidé de les commenter. 

BRUT

Comment expliquez-vous la violence dans le rap ?

Pour Sefyu, les rappeurs ne sont pas responsables des troubles de la société, ils ne font que les témoigner. En effet, ce ne sont pas leurs textes qui sont violents, c'est ce qu'ils vivent au quotidien. Le rappeur souligne également que la vraie violence n'émane pas toujours des mots : "La critique, le mépris, la médisance sont une forme de violence.

Vous voulez dire quoi par… "ça" ? 

"On 'littéralise' un petit peu trop le rap", assure Sefyu qui regrette que ce genre musical soit toujours jugé par des "littéraires". Il rappelle que le rap emploie de l'argot, de l'invention qui n'est pas forcément destinée à être comprise par tous. Ce "langage de quartier" suscite parfois de l'"appréhension" de la part de certains qu'il qualifie de "très frileux".

Avez-vous conscience que vous faites du rap politique ?

"C'est une question qui m'a souvent été posée et qui m'a énormément dérangé", assure le rappeur. Sefyu ne revendique aucun programme et ne fait pas campagne : il décrit simplement son quotidien. Il souhaite pouvoir évoquer "des problèmes de parité, des problèmes d'équité" sans être assigné au rôle de politicien.

Pourquoi avoir opté pour la musique et non pas le football ? 

Pour lui, cette question est en elle-même dégradante puisqu'elle témoigne des idées préconçues associées aux personnes issues de banlieue. On les cantonne parfois aux métiers de sportifs ou d'artistes alors qu'ils ont les mêmes compétences que tout le monde. 

Après plusieurs années d\'absence, Sefyu est de retour avec un son album \"Yusef\". De nombreuses questions agacent le rappeur, il a décidé de les commenter. 
Après plusieurs années d'absence, Sefyu est de retour avec un son album "Yusef". De nombreuses questions agacent le rappeur, il a décidé de les commenter.  (BRUT)