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VIDEO. Art : "Il faut accueillir la différence" selon Serge Lasvignes

Invité de Jean-Paul Chapel dans ":L’éco" jeudi 5 janvier, Serge Lasvignes, président du Centre Georges-Pompidou, célèbre les 40 ans d’un des plus grands lieux d’art moderne et contemporain de France.

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Maurine Bajac

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"Nous allons faire un anniversaire décentralisé et partagé, pas qu’à Paris. C’est 75 expositions sur toute la France. Le Ministre de la culture qui avait défendu le premier projet du Centre Georges-Pompidou affirmait ce sera une centrale de la décentralisation. Nous le prenons au mot." c’est Serge Lasvignes, président du Centre Georges-Pompidou, qui l’affirme jeudi 5 janvier dans ":L’éco".

Il poursuit : "le Centre Georges-Pompidou s’exporte. En Espagne, il y a un Centre Georges-Pompidou-Malaga, en co-production avec la ville. Nous sommes en discussion avec Shanghai et c’est très avancé. J’espère qu’une bonne nouvelle arrivera, peut-être même dans le courant de ce premier trimestre."

"Eviter qu’il y ait une normalisation des esprits"

En réponse à la Question qui fâche concernant le désamour des français pour l’art contemporain, Serge Lasvignes riposte : "le fait que 600.000 personnes viennent voir Jeff Koons ce n’est pas indifférent. On change totalement d’échelle ! Ce n’est plus le public traditionnel des petites galeries où on échange des propos autour d’une coupe de champagne. Ça devient un phénomène de grand public. Que l’art contemporain soit plus difficile d’accès : c’est par définition. Parce que ça veut dire qu’on recherche de nouvelles formes, de nouvelles sensibilités."

Avant de terminer : "George Pompidou voulait ouvrir la société, moi ma préoccupation ce serait d’éviter qu’elle se ferme. Eviter qu’il y ait une normalisation des esprits à un moment où on se rend compte que ce qu’il faut c’est accueillir l’innovation, accueillir les étrangers, accueillir la différence. Et de ce point de vue le Centre Georges-Pompidou c’est crucial."

Comme à son habitude, Jean-Paul Chapel termine l’interview par la chanson préférée de l’invité. Serge Lasvignes a choisi You never can tell, de Chuck Berry. Il justifie ce choix : "parce que c’est extrait de la bande original du film de Quentin Tarantino Pulp fiction et parce que j’aime énormement la rencontre de l’humour, du second degrès et de la modernité". 

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