Festival de Hyères : Un véritable tremplin pour les jeunes créateurs de mode, "on a la possibilité de montrer notre travail"

La 36e édition du festival international de la mode, de l'accessoire et de la photo de Hyères s'est achevée dimanche. Une opportunité en or pour se lancer. 

Article rédigé par
Sophie Auvigne - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Défilé de la collection d'Adeline Rappaz prix du public du 36e festival de Hyères. (SOPHIE AUVIGNE / FRANCE-INFO)

C'est le plus ancien concours de mode destiné aux jeunes professionnels du monde entier, une porte d'entrée vers les métiers de la mode. La 36e édition du festival international de la mode, de l'accessoire et de la photo a pris fin dimanche 17 octobre à Hyères, dans le Var, et a consacré le Britannique Ifeanyi Okwuadi.

Les concours ,et les prix qui les accompagnent, représentent de véritables opportunités pour les créateurs. Karl Lagerfeld lui même a justement commencé sa carrière par un prix. Il y a plus de 65 ans le jeune Karl Lagerfeld s'arrête devant une affiche dans la rue, une annonce pour le grand prix de la laine. Il découvre le célèbre concours de l'époque. "Pour Karl Lagerfeld, gagner un prix, ça a été fondamental dans sa carrière, ça l'a lancé, explique Marie Ottavi, journaliste à Libération, auteure de Karl, une biographie du couturier parue aux éditions Robert Laffont. Dans le jury il y a Pierre Balmain qui repère le talent de Karl Lagerfeld, qui est un excellent dessinateur et Pierre Balmain va lui proposer un poste. Rentrer chez Balmain, ça lui a permis d'apprendre le métier sur le tas puisqu'il n'avait pas fait d'école".

Un formidable vecteur de notoriété 

"Aujourd'hui ça reste vrai puisque le jour de la remise des prix, vous devenez quelqu'un, vous devenez médiatique, on parle de vous et l'argent vous facilite évidemment la vie", insiste Marie Ottavi.

La suissesse Adeline Rappaz l'une des finalistes pour le grand prix de la mode au 36e festival de Hyères. (SOPHIE AUVIGNE / FRANCE-INFO)

Saint Laurent, Paco Rabanne, on retrouve d'anciens lauréats du festival de Hyères aux commandes des plus grandes maisons. Alors évidemment ce prix de la mode, Adeline Rappaz, en rêvait faisant partie des dix finalistes cette année avec  le privilège de pouvoir défiler devant du public. La créatrice Suisse repart de Hyères avec le prix du public. "Depuis toute petite, le festival est très connu donc c'est un aboutissement. Je pense que chaque personne a envie de tenter le festival de Hyères", juge-t-elle. "Le plus grand plaisir c'est de participer au festival. Au moins on a la possibilité de pouvoir montrer notre travail", se réjouit Adeline Rappaz.

À Hyères tout le monde se croise

Lors du festival, les jeunes créateurs côtoient les grands groupes, Chanel, Hermès, etc. une rencontre peut faire gagner des années.
"Ce qui est important c'est de se mettre au service des jeunes et de leur donner des moyens pour se faire connaitre", raconte Jean-Pierre Blanc, fondateur et directeur du festival.

Jean Pierre blanc fondateur et directeur du festival de la mode de Hyères dans le jardin de la villa Noailles. (SOPHIE AUVIGNE / FRANCE-INFO)

"C'est pour cela que j'ai créé ce festival. Parce que j'en avais ras-la-casquette de voir que ne pouvaient réussir dans la mode que les fils de, les cousins de. C'est mon côté provincial, loin d'être parisien, qui m'a fait imaginer ça. J'espère qu'on ne reviendra pas en arrière sur les copinages du passé qui n'étaient pas toujours très jolis à voir", complète Jean-Pierre Blanc. Sans oublier l'énorme coup de pouce financier : 20 000, 50 000 euros, les dotations peuvent aller jusqu à 300 000 euros, un véritable tremplin.

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