Aux États-Unis, Agnès Varda "représente la quintessence du cinéma français de la Nouvelle Vague"

Fabrice Leclerc, consultant cinéma de franceinfo, revient sur l'impact de l'oeuvre d'Agnès Varda, notamment aux États-Unis. La cinéaste est décédée dans la nuit de jeudi à vendredi.

Agnès Varda pose avec son Oscar d\'honneur, le 12 novembre 2017.
Agnès Varda pose avec son Oscar d'honneur, le 12 novembre 2017. (VALERIE MACON / AFP)

Aux États-Unis, Agnès Varda "représente la quintessence du cinéma français de la Nouvelle Vague", souligne le consultant cinéma de franceinfo Fabrice Leclerc. La cinéaste est morte dans la nuit de jeudi 28 à vendredi 29 mars à l'âge de 90 ans.

"J'ai eu la chance de l'accompagner à Los Angeles quand elle a reçu son Oscar [d’honneur en 2017]. Je me suis retrouvé dans une salle, à la table d'Agnès Varda, où il y avait Angelina Jolie qui la couvait du regard et Steven Spielberg qui était timide à l'idée de lui dire bonjour. Il faut savoir qu'à Hollywood, toute la génération de réalisateurs de Steven Spielberg à Scorsese vénérait la Nouvelle Vague. Et pour eux, Agnès Varda était une sorte d'icône", explique Fabrice Leclerc.

"La plus grande fan d'Agnès Varda c'est Madonna"

"C'est assez amusant, parce qu'on se rend compte que, finalement, Agnès Varda est plus reconnue et respectée aux États-Unis qu'en France et cet Oscar l'avait énormément marquée. Pour elle, c'était une sorte de consécration d'avoir amené jusqu'à Hollywood le cinéma expérimental et sa patte qui n'appartient qu'à elle", ajoute le consultant de franceinfo.

Mais selon lui, "la plus grande fan d'Agnès Varda sur la planète" c'est Madonna : "Elle a une affiche de Cléo de 5 à 7 dans son salon, et pour elle Agnès Varda est une féministe et une femme artiste qui a réussi à faire avancer son art", raconte Fabrice Leclerc.