Sécurité : de plus en plus de Français veulent rejoindre la réserve des forces militaires

Sensibilisés par les attentats survenus en 2015, de nombreux Français sont candidats à la réserve des forces militaires. Un renfort indispensable dans le cadre de l'opération Sentinelle.

FRANCE 3

Lors de ses voeux aux armées, prononcés ce jeudi 14 janvier, François Hollande a annoncé que le nombre de réservistes allait passer de 28 000 à 40 000. Un appel qui a été devancé par les Français, de plus en plus nombreux à vouloir rejoindre la réserve des forces militaires. A Limoges (Haute-Vienne), Radia Kaddour est réserviste depuis 10 ans. Chaque année, elle donne 20 jours de repos à la gendarmerie et troque ainsi sa blouse d'infirmière pour l'arme à feu et le gilet pare-balles.

"Il faut apprendre à concilier les deux : mon métier actuel et la réserve. C'est une habitude à prendre", confie-t-elle à France 3. Elle est payée une soixante d'euros par mission et doit suivre une formation tous les ans.

Indispensables pour épauler les militaires

Cela fait un an que les militaires sont sous pression. Depuis les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, 13 000 sont mobilisés chaque jour dans le cadre de l'opération Sentinelle. En 2015, leurs permissions ont été raccourcies, voire carrément annulées. En cette période d'état d'urgence, les réservistes sont plus qu'indispensables. "Grâce à nos réservistes, on renforce nos patrouilles, voire on en accroît le nombre", explique le colonel François Dégez.

Les réservistes peuvent être d'anciens militaires à la retraite ou tout volontaire civil de moins de 30 ans. Dans les semaines à venir, l’État compte déployer 1 000 d'entre eux chaque jour.

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Un militaire patrouille devant la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 24 décembre 2015.
Un militaire patrouille devant la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 24 décembre 2015. (PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)