Police de sécurité du quotidien : Gérard Collomb lance la "grande concertation"

En déplacement à La Rochelle, samedi, le ministre de l'Intérieur a réexpliqué les grandes lignes de cette nouvelle police. Gendarmes et policiers ont jusqu'au 20 décembre pour donner leur avis.

Le ministre de l\'Intérieur Gérard Collomb en déplacement à La Rochelle (Charente-Maritime), le 28 octobre 2017. 
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb en déplacement à La Rochelle (Charente-Maritime), le 28 octobre 2017.  (XAVIER LEOTY / AFP)

C'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. La voilà sur les rails. C'est depuis La Rochelle (Charente-Maritime) que Gérard Collomb a lancé, samedi 28 octobre, la grande concertation sur la police de sécurité du quotidien. Un choix pas anodin. "C'est en partant de la base qu'il faut mettre en place cette nouvelle politique", a insisté le ministre de l'Intérieur. 

Un questionnaire va être envoyé à chacun des 250 000 policiers et gendarmes de France. Les élus locaux auront aussi leur mot à dire. Tous ont jusqu'au 20 décembre pour rendre leur rapport. Ensuite, le ministre promet que les conclusions seront livrées "dans les cinq jours", afin que les premières expérimentations se déroulent "dès janvier 2018".

La PSQ, comme il faudra l'appeler, sera une "police sur-mesure" avec la "déconcentration de certaines décisions" et une "association plus étroite des maires", promet Gérard Collomb. Ce sera une police "mieux équipée" et "plus connectée" avec 30 000 véhicules qui seront livrés d'ici cinq ans, 60 000 gilets pare-balles d'ici fin 2018 et 115 000 tablettes numériques.