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Agression de policiers à Lyon : le suspect interpellé est "mis hors de cause", annonce le parquet, Gérald Darmanin précise son tweet

Le ministre de l'Intérieur, avait d'abord annoncé via un tweet qu'un "délinquant étranger" avait été placé en détention et allait être expulsé. Il a ensuite précisé qu'en "lien avec les événements ou non", cet individu "connu pour de nombreuses mises en cause (...) n’a rien à faire dans notre pays qui est généreux si on le respecte".

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, vendredi 22 juillet 2022, à Bastia (Haute-Corse). (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Rebondissement. La personne interpellée après l'attaque de deux policiers mercredi soir à Lyon a été "totalement mise hors de cause" et libérée, a assuré dimanche 24 juillet le parquet de Lyon. "L'enquête se poursuit activement pour identifier, localiser et interpeller les auteurs des faits", a ajouté le parquet. Une information qui a contraint Gérald Darmanin a précisé un précédent tweet dans lequel il annonçait que le "délinquant étranger" serait "expulsé". 

Quelques heures plus tard, le ministre a ajouté un autre tweet dans lequel il assure que l'individu interpellé, puis mis hors de cause, est "connu pour de nombreuses mises en cause : vol, violences, menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique, détention de drogues, violences en réunion..." "Cet individu n'a rien à faire dans notre pays qui est généreux si on le respecte", a écrit le ministre.

Darmanin accusé de "draguer l'extrême-droite"

Le maire écologiste de Grenoble Eric Piolle a réagi, également sur Twitter, en accusant Gérald Darmanin de "drague(r) ouvertement l'extrême-droite en reprenant ses mots et ses idées" et de "passe(r) outre l'État de droit en prévoyant d'expulser un 'délinquant étranger' sans attendre le résultat des investigations". "Encore un symbole d'une dérive consternante et inquiétante", a-t-il estimé.

Les deux policiers avaient été blessés mercredi soir à Lyon en tentant d'interpeller une personne suspectée de vol, au milieu d'une foule qui les avait violemment pris à partie, selon une source policière. Sur une vidéo de la scène diffusée sur les réseaux sociaux, relayée par le syndicat Alliance et le site d'information LyonMag, on peut voir trois policiers en civil, deux hommes et une femme, essuyer coups et jets de projectiles devant l'entrée d'une supérette dans le quartier sensible de la Guillotière, au centre-ville.

Plusieurs responsables politiques de LR et du RN ont apporté cette semaine leur soutien aux policiers. La Première ministre Elisabeth Borne, en déplacement vendredi à Vaulx-en-Velin (Rhône), avait de son côté estimé qu'il fallait "absolument pouvoir sanctionner ces comportements qui ne sont pas acceptables". "Il faut respecter la République et ça, ça passe d'abord par le fait de respecter les policiers", avait-elle déclaré.

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