Le service national universel sera bien "obligatoire", assure le porte-parole du gouvernement

Plusieurs rapports remis à l'exécutif recommandaient pourtant de ne pas le rendre obligatoire, notamment pour des questions juridiques, mais c'était la promesse d'Emmanuel Macron lors de sa campagne.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux à la sortie du Conseil des ministres, à l\'Elysée, le 17 janvier 2018.
Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux à la sortie du Conseil des ministres, à l'Elysée, le 17 janvier 2018. (LUDOVIC MARIN / AFP)

Le débat semait le flou au sein de l'exécutif et de la majorité. Le "service national universel" promis par Emmanuel Macron sera bien "sera obligatoire" et "concernera toute la classe d'âge", a assuré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, mardi 13 février, sur Radio classique et Paris première.

"On est en train de regarder les modalités techniques, il y a un rapport qui sera remis fin avril", a précisé le porte-parole du gouvernement, interrogé sur la tranche d'âge qui serait concernée. "C'est la totalité d'une classe d'âge, c'est universel, donc les garçons et les filles, et c'est obligatoire."

Un risque vis-à-vis de la liberté d'aller et venir

Plusieurs rapports remis à l'exécutif mettaient pourtant en doute le bien fondé de cette option, notamment en raison des "importantes questions" juridiques soulevées par un service national universel, qui pourrait contrevenir à la liberté d'aller et venir, garantie par la convention européenne des droits de l'homme.

En mars 2017, pendant sa campagne, Emmanuel Macron avait promis de rétablir un "service national obligatoire et universel" d'un mois et pour l'ensemble d'une même classe d'âge, soit entre 600 000 et 800 000 jeunes par an.