"Gilets jaunes" : le déploiement des soldats créé la polémique

Pour le 19e week-end de mobilisation des "gilets jaunes", l'exécutif affiche une stratégie plus offensive pour limiter la casse. La présence des miliaires de l'opération Sentinelle a suscité la polémique.

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Des militaires de l'opération Sentinelle seront déployés en renfort samedi 23 mars, pour soulager les policiers. Mais que feront ces soldats en cas d'attaques de manifestants ou de casseurs ? Certains hommes ne cachent pas leurs craintes. "On n'est pas là pour se battre contre le peuple. On travaille pour la France, on ne travaille pas pour un gouvernement (...) Malheureusement il va y avoir des morts", annonce un militaire de Sentinelle. Selon le gouvernement, ces soldats seront affectés aux sites périphériques aux manifestations. L'objectif est d’éviter au maximum le contact avec les "gilets jaunes".

Entre 150 et 200 militaires

En 2017, lors de mobilisations contre la loi travail, les black blocs s'en étaient pris aux militaires, mal équipés pour réagir. En cas de force majeure samedi 23 mars, des consignes claires ont été données : ces hommes pourront aller jusqu'à l'ouverture du feu. Emmanuel Macron a voulu réaffirmer qu'entre forces de l'ordre et soldats, les missions sont bien différentes. Selon les spécialistes, entre 150 et 200 hommes seront présents en renfort sur le terrain. 

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Un militaire de Sentinelle (Illustration). 
Un militaire de Sentinelle (Illustration).  (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)