Emmanuel Macron annonce que 33 "terroristes" ont "été neutralisés" au Mali

Le président de la République s'est exprimé à l'occasion d'un déplacement dans une base de l'armée française en Côte d'Ivoire. 

Des militaires de la forces Barkhane, au Mali, le 25 mars 2019. 
Des militaires de la forces Barkhane, au Mali, le 25 mars 2019.  (DAPHNE BENOIT / AFP)

Le président français célèbre les fêtes de fin d'année en compagnie des forces françaises stationnées en Côte d'Ivoire. A Abidjan, Emmanuel Macron a annoncé, samedi 21 décembre, que 33 "terroristes" avaient été "neutralisés" dans la matinée dans la région de Mopti, au Mali, au cours d'une opération de la force française Barkhane. 

Au cours d'un discours devant la communauté française, au deuxième jour de sa visite en Côte d'Ivoire, le chef de l'Etat français a déclaré qu'au cours de cette opération, les soldats français ont libéré deux gendarmes maliens qui étaient retenus en otages par les jihadistes. Ils ont également fait un prisonnier, a-t-il précisé sans donner d'autres détails. 

Emmanuel Macron est en visite officielle en Côte d'Ivoire de vendredi à dimanche afin de renforcer les relations entre les deux pays. 

Donner une "nouvelle force" à la lutte antijihadiste

Auprès des troupes françaises basées en Côte d'Ivoire, le président français a annoncé, vendredi, qu'il entendait donner une "nouvelle force" à la lutte antijihadiste au Sahel. Emmanuel Macron a évoqué la perte de 13 militaires français de l'opération antijihadiste Barkhane dans une collision accidentelle entre deux hélicoptères, au cours d'une opération au Mali. "Nous continuerons à lutter contre les terroristes jihadistes (...) avec nos partenaires africains et avec nos partenaires européens et internationaux", a-t-il affirmé.

Les Forces françaises en Côte d'Ivoire (FFCI), fortes de 950 hommes, dont 84% sont en mission de courte durée (quatre mois), sont régulièrement mobilisées pour acheminer équipements et marchandises débarquées au port d'Abidjan jusqu'aux bases de l'opération Barkhane, au Niger ou au Mali.

Samedi, Emmanuel Macron et Alassane Ouattara doivent relancer le chantier de l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme, qui veut devenir le centre de formation des acteurs du secteur en Afrique de l'Ouest. Tout le Sahel, en particulier le Mali, le Niger et le Burkina, est désormais visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes, en dépit du renforcement des armées locales et de la présence de 4 500 militaires français de la force Barkhane.