Drones : une menace pour la sécurité ?

Alors qu'Emmanuel Macron est en vacances au Fort de Brégançon, à Bormes-les-Mimosas (Var), un drone a été aperçu au dessus de la résidence du chef de l'État, lundi 6 août 2018. Une enquête a été ouverte.

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France 2

Mardi 7 août, les gendarmes étaient déployés au Fort de Brégançon (Var) afin d'éviter toute nouvelle intrusion dans l’intimé du président de la République. L’Élysée l'a confirmé : un drone a bel et bien survolé lundi 6 août la résidence du chef de l'État, où se trouvent en ce moment Brigitte et Emmanuel Macron. L'appareil aurait pu être abattu car il représente un réel danger pour le président. Alain Le Caro, ancien commandant du groupe de sécurité de la présidence de la république l'affirme : le drone peut effectivement "transporter des armes par destination mais il peut aussi prendre des images et capter des informations. Il est donc important de savoir les détecter à l'avance, de les identifier et de pouvoir les neutraliser". Il est strictement interdit de survoler le Fort de Brégançon lorsque le président y est.

Ouverture d'une enquête

Une enquête a été ouverte pour retrouver les auteurs du vol d'hier mais il sera difficile de remonter jusqu'à eux. Pour Stéphane Morelli, directeur général de Azur drones, "les personnes qui mettent en oeuvre les drones de façon illicite ou malveillante prennent leurs précautions. Ils peuvent opérer à partir d'une voiture, être dans un endroit relativement protégé y compris à l'intérieur d'un bâtiment". Depuis quelques années, les intrusions de drones sur des sites sensibles sont régulières : survol d'usines nucléaires, de l'ambassade des Etats-Unis ou encore de l’Élysée en 2015. Les auteurs ne sont que rarement appréhendés.

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Un drone du centre de formation Azur Drones de Saint-Rémy les Chevreuses (Yvelines).
Un drone du centre de formation Azur Drones de Saint-Rémy les Chevreuses (Yvelines). (BRUNO LEVESQUE / MAXPPP)