Vin : les vignes françaises malades

La vigne française montre des signes de dépérissement. Une mortalité précoce des ceps et une baisse des rendements menacent l'économie du vin. Toute la filière, avec l'aide  des pouvoirs publics, tente de lutter contre ce fléau.

France 3

À Panzout (Indre-et-Loire), une des communes de l'appellation Chinon, Boris Desbourdes a transformé son exploitation du domaine de la Marinière en bio depuis qu'il a rejoint son père il y a huit ans. Depuis quelques années, il constate un mal mystérieux : des ceps de vigne qui s'assèchent avant de mourir prématurément. Les vignobles du Val de Loire ne sont pas les seuls touchés. Les trois quarts des vignes françaises sont concernés, au point que les chambres d'agriculture ont embauché des spécialistes de la vigne. Anastasia Rocque collecte des informations et conseille les vignerons sur ce dépérissement de la vigne.

La qualité n'est pas affectée

Il est difficile de sauver les plants malades. Il faut alors arracher les ceps morts : 2 000 par an, soit 2% des 15 hectares qu'exploite Boris Desbourdes. Ils sont remplacés par de jeunes plants, ce qui occasionne des frais : 10 à 12 euros par cep. Aucune incidence sur la qualité du vin en revanche. Mais la filière viticole et l'État ont lancé un plan de lutte contre ce dépérissement de la vigne, car il fait peser un risque économique sur la viticulture. La recherche n'écarte aucune piste : réchauffement climatique, pratiques viticoles mal adaptées, mauvaise qualité des plants...

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Les vendanges dans le Val-de-Loire sur les coteaux de l'Aubance. (MAXPPP)