Envoyé spécial, France 2

VIDEO. Quand un boucher emmène une végane à la ferme

Romain est boucher, Karine est végane. Entre eux passe la ligne d'une fracture inédite dans la société française. Pour "Envoyé spécial", ils ont accepté de passer quarante-huit heures ensemble. Dans cet extrait, Romain veut montrer qu'il existe une filière "viande de qualité". Il emmène Karine visiter l'exploitation de l'un de ses "éleveurs fétiches"… Va-t-elle revoir ses positions ?

ENVOYÉ SPÉCIAL / FRANCE 2

Romain Lebœuf est boucher à Paris – il représente même l'excellence de la boucherie, puisqu'il a été sacré "meilleur ouvrier de France" à 26 ans. Boucher, le grand-père de Karine Rapinat l'était aussi. Elle a grandi et habite dans la Creuse, terre d'élevage – ce qui ne l'a pas empêchée de devenir végane. Depuis dix ans, elle est au régime 100% végétal, zéro animal. 

Pour "Envoyé spécial", ils ont accepté de passer quarante-huit heures ensemble et de relever un défi : prendre le temps de s'écouter. Dans cet extrait, les voici sur la route du dialogue – et du Berry, à deux heures et demie de Paris. Pour montrer à Karine qu'il existe une filière "viande de qualité", Romain l'emmène chez l'un de ses "éleveurs fétiches". A son contact, la jeune femme va-t-elle revoir ses positions ?

Pour élever une vache, faut-il 15 000 litres d'eau par kilo... ou bien 50 ?

Thierry Lamouroux est à la tête d'une grande exploitation (un peu plus de 400 hectares), où il élève ses charolaises en plein air. Quarante de ces vaches sont abattues chaque année pour la boucherie de Romain, après une vie "courte" (de quatre années environ, sur la petite vingtaine que peut espérer vivre une vache), relève Karine 

Pendant ces quatre années, combien de litres d'eau sont-ils nécessaires ? La question préoccupe Karine après un été de sécheresse (aux effets particulièrement dramatiques dans la Creuse)... A ce sujet, les avis divergent : quand la végane avance le chiffre de 15 000 litres d'eau nécessaires pour produire un kilo de viande, l'éleveur, lui, évoque 50 litres... Pour l'Institut national de la recherche agronomique, cela varierait plutôt entre 50 et 700 litres, selon le mode d'élevage.

En revanche, pour cette végane, il ne fait aucun doute que le type d'élevage pratiqué sur cette exploitation soit à "valoriser".

Extrait de "Avec ou sans viande", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 7 novembre 2019.

Quand un boucher emmène une végane à la ferme, voir \"ses\" vaches
Quand un boucher emmène une végane à la ferme, voir "ses" vaches (ENVOYÉ SPÉCIAL / FRANCE 2)