VIDEO. Le chlordécone, retour sur l'histoire d'un scandale

Interdit par la France car trop dangereux, ce pesticide a continué d'être répandu dans les Antilles françaises. Aujourd'hui, plus de 90 % des Guadeloupéens et des Martiniquais seraient contaminés et les sols le seront pendant plusieurs siècles. Histoire d'un scandale.

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L'impact du chlordécone interdit durera encore 500 ans. Dans les Antilles françaises, ce pesticide était utilisé pour lutter contre le charançon du bananier, un insecte ravageur. Interdit par la France en 1990, son utilisation a pourtant continué jusqu'en 1993. Plus de 25 ans après l'arrêt de son utilisation, 18 000 hectares seraient toujours contaminés en Martinique et en Guadeloupe, soit 25 % des terres agricoles utiles des deux îles. Dans ces zones, il est fortement déconseillé d'élever du bétail ou de consommer les légumes racines qui y poussent. De plus, le chlordécone est aussi présent dans les rivières et dans l'océan : la pêche est encore partiellement ou totalement interdite dans certaines zones marines.

Des conséquences graves sur la santé

Selon une étude réalisée en 2013 par Santé publique France, 95 % des Guadeloupéens et 92 % des Martiniquais seraient contaminés au chlordécone. Le pesticide est aussi classé comme agent cancérogène possible pour l'homme, notamment pour le cancer de la prostate. Avec 227,2 nouveaux cas pour 100 000 hommes déclarés chaque année, la Martinique détient le triste record du monde de ce type de cancer.

Depuis 25 ans, les Antillais réclament des réparations, une dépollution du territoire ainsi qu'un plan sanitaire d'envergure.

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VIDEO. Le chlordécone, retour sur l'histoire d'un scandale (BRUT)