Un restaurant de Singapour sert du poulet artificiel pour la première fois

Les fabricants de cette viande artificielle espèrent réduire l'empreinte carbone de la consommation de viande sur la planète.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Une photographie de l'entreprise Eat Just, publiée le 19 décembre 2020, montre un morceau de poulet fabriqué en laboratoire. (HANDOUT / EAT JUST)

Une première. Du poulet fabriqué en laboratoire a été servi pour la première fois dans un restaurant à Singapour, samedi 19 décembre. Il s'agit d'une étape historique pour les fabricants de ce produit qui espèrent ainsi réduire l'empreinte carbone de la consommation de viande sur la planète.

La start-up Eat Just avait annoncé début décembre que sa viande de laboratoire cultivée à partir de cellules animales avait été autorisée à la vente comme ingrédient dans les nuggets par les autorités de la cité-Etat d'Asie du Sud-Est qui est le premier pays au monde à autoriser une telle pratique.

Mercredi, la start-up avait annoncé sa première vente commerciale à 1880, un restaurant d'un quartier huppé de Singapour. Samedi soir, l'établissement a servi cette viande de laboratoire à des jeunes de 14 à 18 ans invités pour ce lancement en raison de leur "engagement pour construire une meilleure planète". Ce dîner historique n'était pas ouvert aux journalistes en raison de l'épidémie de Covid-19.

Manger de la viande "sans abîmer la planète"

Servir cette viande artificielle est une "étape révolutionnaire dans la lutte contre le changement climatique et l'approvisionnement de la population mondiale sans abîmer la planète", affirme le fondateur du restaurant 1880, Marc Nicholson. Pour le fondateur de Eat Just, Josh Tetrick, cette première "nous rapproche d'un monde où la majorité de la viande que nous mangerons ne nécessitera pas de détruire une seule forêt, de déplacer un seul habitat d'animal ou d'utiliser une seule goutte d'antibiotiques".

La consommation de viande mondiale devrait augmenter de 70% d'ici 2050, et la viande artificielle pourrait bientôt répondre à une partie de la demande, selon la start-up. L'élevage intensif pour la consommation de viande est une source de méthane, gaz qui favorise l'effet de serre. Dans certains pays comme le Brésil, ce secteur contribue à la destruction des forêts, barrières naturelles au réchauffement climatique.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.