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Un Chinois achète un grand cru classé Saint-Emilion

C'est le premier grand cru classé de Saint-Emilion racheté par un Chinois. Le château Bellefont-Belcier appartient désormais à "Monsieur Wang", un industriel de 45 ans. En deux ans une trentaine de châteaux du Bordelais est passée aux mains de propriétaires chinois.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Jusque-là les investisseurs chinois
s'en tenaient à des domaines de tailles moyennes et de prix raisonnables, pour
beaucoup situés dans l'appellation Entre-deux-Mer. Au fil des mois, le
Libournais a lui aussi vu arriver des acheteurs asiatiques
. Jusqu'à cette dernière
vente du château Bellefont-Belcier, la plus
prestigieuse réalisée ces dernières années dans le Bordelais par un
investisseur chinois.

La transaction, révélée
par le site du magazine Terre de Vins du Groupe Sud-Ouest, porte sur un domaine
d'une vingtaine d'hectares
, " entouré de joyaux" de l'appellation
Saint-Emilion. Les "clefs symboliques" ont été remises au propriétaire,
Monsieur Wang, un industriel de 45 ans. Le montant de l'opération n'a pas été communiqué.

La Chine :
nouvel eldorado des vins de Bordeaux

Les négociants se frottent les mains. La Chine est depuis 2011 le
premier client en volume des vins de Bordeaux. Et le meilleur est à venir. D'ici
2015, les Chinois auront augmenté leur consommation de 54%. Pas d'inquiétude
donc ni de " ruée " chinoise sur les vignobles français, au contraire. Les Bordelais saluent ces
investissements : les Chinois ont parfois volé au secours de propriétés qui
battaient de l'aile ou devaient régler des problèmes de succession.

En effet, de tout
temps dans le vignoble comme dans le négoce, le développement de la filière
viticole bordelaise s'est appuyé sur des investisseurs étrangers, Anglais,
Hollandais, Belges
.

C'est d'ailleurs un Belge, viticulteur en Gironde, Stéphane Defraine qui
confiait au micro d'Isabelle Chaillou lors de notre Terrain d'enquête du mois d'octobre que les producteurs bordelais ont tout à gagner
à l'arrivée de ces investisseurs chinois
: "Il vaut mieux qu'ils achètent
ici qu'au Chili, nous sommes dans la mondialisation, ce n'est pas en restant
repliés sur soi qu'on sortira de la crise. La mondialisation n'est pas à sens
unique, il faut se servir de cet intérêt des Chinois pour notre vignoble, le
voir comme une chance à saisir, il faut aller là bas, occuper le terrain"
.

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