Six personnes interpellées pour des centaines de vols de GPS agricoles pour un préjudice de 2,5 millions d'euros

Six personnes ont été interpellées en septembre par les gendarmes de Picardie et de l’Office de lutte contre la délinquance itinérante suite à des centaines de vols de GPS agricoles. Le groupe avait volé des exploitants dans une soixantaine de départements français, pour les revendre en Ukraine ou aux États-Unis.

Les GPS agricoles, des outils qui coûtent entre 8.000 et 13.000 euros pièce.
Les GPS agricoles, des outils qui coûtent entre 8.000 et 13.000 euros pièce. (J DUTAC / MAXPPP)

Six personnes ont été interpellées en septembre après plusieurs centaines de vols de GPS agricoles entre 2017 et début 2018. Le préjudice est estimé à 2,5 millions d’euros, a appris franceinfo de sources proches de l’enquête.

Les gendarmes de Picardie et de l’Office de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) ont identifié, après plusieurs mois d'enquête, un groupe criminel international lituanien. Mais la filière n'est pas encore totalement démantelé. Ce groupe a volé des consoles de GPS qui coûtent entre 8.000 et 13.000 euros pièce, dans plus de 60 départements de France, pour les revendre ensuite en Ukraine ou aux États-Unis.

325 vols de GPS agricoles en France en 2019

Ces malfrats seraient très mobiles et très discrets, selon une source proche de l’enquête. "Ils circulent de nuit et s’en prennent à des fermes isolées, avant de repartir par les petites routes", poursuit cette même source.

Ce phénomène a démarré en décembre 2016 dans l’Aisne, avec neuf consoles de GPS volés en quelques jours et une quarantaine cette année-là. En 2017, le phénomène s’accélère avec 195 vols de GPS sur l’ensemble du territoire. En 2018, 685 vols sont comptabilisés et les trois quarts des départements sont touchés. En 2019, il y a eu jusque-là 325 vols. Même si d’autres pays européens sont concernés, la France reste le pays le plus touché par ce "pillage organisé".

Parmi les six personnes interpellées, deux ont été arrêtées dans les environs de Reims, deux autres vers Lille. Ils ont été placés en détention provisoire. Deux autres voleurs, arrêtés en Lituanie, sont en attente d’extradition.