Sécheresse : Julien Denormandie promet "des mesures exceptionnelles pour accompagner les agriculteurs"

Le ministre de l'Agriculture promet des mesures financières et agronomiques sur le "très court terme" et un plan de relance "conséquent" pour adapter les cultures au changement climatique.

Le ministre de l\'Agriculture Julien Denormandie, le 24 juillet 2020.
Le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, le 24 juillet 2020. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Face à "des épisodes de sécheresse qui ne cessent de se répéter année après année", le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a annoncé vendredi 14 août sur franceinfo "des mesures exceptionnelles pour accompagner les agriculteurs". Parmi ces mesures, la possibilité "par exemple de pouvoir verser des acomptes de la politique agricole commune plus élevés que d'habitude. C'est de pouvoir avoir des dégrèvements sur la taxe foncière que payent les agriculteurs dans les régions les plus sinistrées. Nous allons le mettre en place, je vous l'annonce", a-t-il déclaré en indiquant que le montant exact des aides sera donné "le 25 août".

>> INFOGRAPHIES. Sécheresse : quatre graphiques pour visualiser l'aggravation de la situation en France

Julien Denormandie sera "très vigilant" à ce que "tous les départements" éligibles bénéficient d'une déclaration de calamités agricoles. "C'est à la fin de l'épisode de sécheresse où on constate les conséquences, les diminutions de rendement, et on fait ces déclarations de calamité agricole qui donnent lieu ensuite à des accompagnements financiers", a-t-il détaillé.

"On a les solutions, il faut les mettre en oeuvre"

Les mesures financières seront doublées de "mesures qu'on appelle agronomiques, c'est-à-dire qu'on adapte des pratiques agricoles à la réalité de terrain. C'est de pouvoir, quand vous être un éleveur, par exemple, utiliser vos jachères pour pouvoir nourrir votre bétail, c'est de pouvoir décaler un certain nombre de semis qui vous sont imposés, mais qui ne sont pas possibles lorsque votre sol est complètement sec."

"Au-delà de ces mesures de très court terme, agronomes et financières", le ministre promet "un plan de relance avec un montant conséquent, qui sera consacré pour préparer notre avenir sur les dix, quinze, vingt années supplémentaires, que ce soit dans la protection, que ce soit dans la résilience, ou que ce soit dans l'utilisation des ressources". "Une part significative" de ce plan sera consacrée à "l'adaptation de nos cultures au changement climatique". "On a les solutions aujourd'hui, il faut les mettre en œuvre", a-t-il estimé.