Pesticides : l'État se dit prêt à imposer des zones de non-traitement

Le ministère de l'Agriculture veut apaiser les relations entre agriculteurs, riverains et élus sur la question des pesticides. Le gouvernement est prêt à imposer des zones sans produits phytosanitaires à proximité des habitations.

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Val-de-Reuil, dans l'Eure, a rejoint la liste des communes qui ont pris des arrêtés anti-pesticides. Il n'y aura plus d'épandages à moins de 150 mètres des habitations. "Il est clair maintenant que toute décision d'un maire en France doit devenir écologique et environnementale", affirme Marc-Antoine Jamet, maire (PS) de Val-de-Reuil.

Des codes de bonne conduite signés avec les associations de riverains

Ces arrêtés municipaux qui se multiplient ont relancé le débat sur les épandages tout au long de l'été. En l'absence d'accords au niveau local d'ici janvier, comme le prévoit la loi, l'État se dit désormais prêt à imposer lui-même des zones de non-traitement, de 2 à 5 mètres minimum. Des agriculteurs ont, eux, choisi de ne pas en passer par la loi, mais plutôt de signer un code de bonne conduite avec les associations de riverains et le maire.

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Un fermier pulvérise un pesticide sur ses plantations à Bailleul, dans le nord de la France, le 15 juin 2015.
Un fermier pulvérise un pesticide sur ses plantations à Bailleul, dans le nord de la France, le 15 juin 2015. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)