Pesticides : ces agriculteurs qui changent leurs pratiques

Les agriculteurs sont-ils nombreux à faire évoluer leurs pratiques ? En 2018, on a enregistré un nombre record de conversions à l'agriculture biologique. C'est le cas d'un céréalier dans l'Ain.

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Plus aucun engrais chimique épandu depuis trois ans. André Dufour a banni les pesticides, après avoir traité ses terres durant 45 ans. "Une prise de conscience" selon l'agriculteur, qui cédera son exploitation située à Château-Gaillard (Ain) à son fils à la fin de l'année. "Il faut assumer ce que l'on a fait, mais il faut toujours trouver une solution. La solution, on l'a", estime le céréalier.

Des investissements conséquents

170 hectares ont déjà été convertis en agriculture biologique, comme une parcelle semée l'année dernière : soja, blé, orge, luzerne, tournesol, le désherbage se fait mécaniquement. Un changement radical de pratique, qui s'accompagne d'une baisse de rendement sur certaines cultures : il y a 10 à 20% de pertes sur le maïs par exemple. Il y a plus de contraintes et plus d'investissement malgré les subventions, comme une machine de désherbage qui coûte plus de 70 000 euros.

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Un agriculteur répand des produits phytosanitaires dans un champ à Meteren (Nord), le 7 août 2017.
Un agriculteur répand des produits phytosanitaires dans un champ à Meteren (Nord), le 7 août 2017. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)