Manifestations des agriculteurs : "Aujourd'hui, on dit au président de la République, ça suffit, on a besoin de vous entendre"

Samuel Vandaele, président des Jeunes agriculteurs, était invité sur franceinfo alors que son syndicat et la FNSEA appellent mardi matin les agriculteurs à se rassembler devant les préfectures pour interpeller le président Emmanuel Macron sur leur sort.

Samuel Vandaele, le 18 septembre 2018, à Paris.
Samuel Vandaele, le 18 septembre 2018, à Paris. (ALEXIS SCIARD / MAXPPP)

Les agriculteurs se donnent rendez-vous à l'appel de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs mardi 22 octobre matin devant les préfectures pour interpeller le président Emmanuel Macron. "Aujourd'hui, le 22 octobre, on dit au président de la République, ça suffit, on a besoin de vous entendre sur tout un tas de sujets, l'image de l'agriculture, l'alimentation, l'application des états généraux de l'alimentation", a expliqué ce mardi sur franceinfo Samuel Vandaele, président des Jeunes Agriculteurs.

Un "premier coup de semonce"

Les agriculteurs ont déjà manifesté le 8 octobre. "C'était un premier coup de semonce, indique-t-il. On avait décidé de montrer qu'on était là, qu'on n'était pas encore morts, qu'on avait envie de se battre et qu'on avait besoin de réponse." La question du pouvoir d'achat fait partie des points de tension.

Il faut aller plus vite, plus fort. Les négociations commerciales vont commencer d'ici un mois et demi. On demande à ce que le gouvernement travaille sur des sanctions dans le cas où les industriels ou la grande distribution ne joueraient pas le jeu vis-à-vis des agriculteurs.Samuel Vandaeleà franceinfo

"Aujourd'hui, il en va de notre survie alimentaire", insiste-t-il "Le jour où on aura tué tous les paysans dans ce pays, qu'est-ce qu'on mangera ?, s'interroge-t-il. On aimerait bien retrouver le juste prix de nos produits pour que la valeur soit dans nos fermes et, pour le moment, c'est un échec." Samuel Vandaele n'accuse pas uniquement les industriels. "Je pense que c'est un ensemble de choses. Peut-être que nous, agriculteurs, on ne s'est pas mis assez vite dans le calcul des coûts de production", a-t-il reconnu.