Loup : la Fédération nationale ovine réclame le droit d'armer les bergers

Claude Front, secrétaire général de la fédération nationale ovine, va réclamer lors du comité loup ce mardi, le droit de tirer en direction des prédateurs pour les effrayer. 

Un loup dans un parc animalier dans les Pyrénées-Orientales, en mars 2019. 
Un loup dans un parc animalier dans les Pyrénées-Orientales, en mars 2019.  (MICHEL CLEMENTZ / MAXPPP)

Alors que le comité loup, qui regroupe tous les acteurs concernés par la présence de l'animal, se réunit mardi 28 mai à Lyon, la Fédération nationale ovine réclame le droit d'armer tous les bergers pour protéger leurs troupeaux du prédateur.

Des tirs pour effrayer les loups

La France compterait en effet déjà plus de 500 loups alors que ce seuil aurait dû n'être atteint qu'en 2023. Face à cette croissance rapide de la population, le comité loup doit entériner une série de mesures pour aider les éleveurs à protéger leurs bêtes. Le nombre de tirs autorisés, 51 l'an dernier, pourrait être augmenté notamment.

"Le chien de protection associé à des tirs de défense systématique serait plus efficace", anticipe Claude Font, secrétaire général de la Fédération nationale ovine. Pour cet éleveur en Haute-Loire, il faut pouvoir faire des tirs "avec un objectif d'apprentissage" mais pas forcément avec l'intention de tuer le prédateur. "Un loup mort n'apprend rien à ses congénères mais un loup blessé peut éventuellement dire 'ici, il y a un danger potentiel, on n'y va pas'", estime Claude Font.

"On ne peut pas laisser 12 000 brebis et des centaines d'éleveurs dans le désarroi à cause d'une prédation qu'ils n'ont pas voulu", prévient encore Claude Font.