Les agriculteurs annoncent une semaine de mobilisation pour protester contre "l'agri-bashing"

Ce mouvement ne ralliera pas celui des "gilets jaunes", a précisé la présidente de la FNSEA.

Des agriculteurs manifestent devant la préfecture du Vaucluse, à Avignon, le 24 septembre 2018.
Des agriculteurs manifestent devant la préfecture du Vaucluse, à Avignon, le 24 septembre 2018. (GERARD JULIEN / AFP)

Après les "gilets jaunes", c'est au tour des agriculteurs d'exprimer leur mécontentement, dans un mouvement distinct appelé à durer une semaine. La Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) confirme, mercredi 5 décembre, des actions à partir du lundi 10 décembre pour réclamer la mise en œuvre des ordonnances de la loi Alimentation et protester contre "l'agri-bashing". La présidente du syndicat, Christiane Lambert, l'avait annoncé sur franceinfo, lundi. Les agriculteurs se sentent pointés du doigt, notamment pour l'usage des pesticides ou leurs méthodes d'élevage. 

"Il n'y a pas une date unique, il y a une semaine, a déclaré Christiane Lambert, à l'issue d'une réunion pour déterminer les modalités de la mobilisation. Ce n'est pas un jour, une heure, un lieu, c'est une consigne sur des sujets de revendication." Cet étalement du mouvement sur la semaine répond en premier lieu, selon Christiane Lambert, à un impératif pratique : en pleine campagne pour le renouvellement des élus des chambres d'agriculture, les FDSEA et Jeunes agriculteurs ont, selon les départements, des contraintes d'organisation différentes.

Elle a souligné que ce mouvement ne rallierait pas les "gilets jaunes". "Ils ont voulu un mouvement apolitique, asyndical, je respecte", a-t-elle insisté, évoquant "des problématiques spécifiques sur nos domaines". "Évidemment, les préfectures et les parlementaires seront des objectifs et des lieux où nous porterons nos revendications, dans la responsabilité et le respect des personnes et des biens, en corps intermédiaire responsable. Pour la forme, je ne sais pas, ce n'est pas encore arrêté, ça se prépare", a conclu Christiane Lambert.