Justin Trudeau se la joue "sympa avec un accent rigolo", mais il va mettre l’Europe "à portée de canon des multinationales", estime Yannick Jadot

Au deuxième jour de la visite du Premier ministre canadien en France, mardi, l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot publie une lettre demandant à la France de ne pas ratifier le CETA.

L\'eurodéputé écologiste Yannick Jadot le 5 juin 2017 à Dijon (Cote-d\'Or).
L'eurodéputé écologiste Yannick Jadot le 5 juin 2017 à Dijon (Cote-d'Or). (MAXPPP)

Dans une lettre publiée mardi 17 avril, le député européen écologiste Yannick Jadot demande à Emmanuel Macron de ne pas faire ratifier le texte par le Parlement, au second jour de la visite de Justin Trudeau en France. Devant l'Assemblée nationale mardi, le Premier ministre du Canada a mentionnée le CETA, le controversé traité de libre-échange entre son pays et l’Union européenne. 

De la viande "shootée aux antibiotiques"

"Le président Macron a fait un grand discours sur l’Europe qui protège, mais le CETA va à l’encontre de tout ça", explique Yannick Jadot mardi sur franceinfo. L'eurodéputé considère que cet accord "favorise une politique écologique effroyable, avec le gaz de schiste ou le sable bitumineux". Concernant l’élevage, il estime que les viandes de bœufs ou de porcs importées en Europe seront "shootées aux antibiotiques".

Pour Yannick Jadot, le discours de Justin Trudeau est une façade. Il se la "joue sur le mode canadien sympa, costaud, avec des chemises à carreaux et un accent rigolo", selon lui, mais il va mettre l’Union européenne "à portée de canon des multinationales installées au Canada". Il demande alors aux Français de faire pression sur leurs députés, et de les interpeller sur les conséquences de l’accord de libre-échange