"Je ne suis pas persuadé qu'ils connaissent vraiment le métier pour nous juger", le ras-le-bol d'un éleveur breton après l'arrêté d'interdiction sur les pesticides

Pour protester contre le projet qui veut interdire les pesticides près des habitations, les agriculteurs vont allumer des brasiers au bord des routes à partir de lundi 23 septembre. Un éleveur breton s'est confié aux journalistes de France 2.

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Quelqu'un est venu photographier son tracteur lors d'un épandage de pesticides et l'a dénoncé. C'est ce qui est arrivé à Dominique Hamon, éleveur laitier à Langouët, en Ille-et-Vilaine. "Je me suis dit, c'est fini, ma vie n'a plus lieu d'être là (...) on m'a jugé sans avoir les preuves que je fasse des bêtises, ça, c'est atroce", confie l'agriculteur très éprouvé. Sa commune a pris un arrêté municipal interdisant l'épandage à moins de 150 m des habitations. Il a été suspendu par la justice, mais plus d'une quarantaine de maires a pris des dispositions similaires.

Les agriculteurs mobilisés à partir de lundi

Ces restrictions et les dénonciations dans les élevages sont vécues comme des injustices par Dominique Hamon. "Je ne suis pas persuadé qu'ils connaissent vraiment le métier pour nous juger", estime-t-il. Dès lundi 23 septembre, les agriculteurs prévoient des manifestations, notamment dans les Hauts-de-France. Les syndicats appellent à allumer des feux de palettes jusqu'à jeudi 26 septembre.

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Un agriculteur répand des produits phytosanitaires dans un champ à Meteren (Nord), le 7 août 2017.
Un agriculteur répand des produits phytosanitaires dans un champ à Meteren (Nord), le 7 août 2017. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)