"Je n'ai pas trop l'habitude de voir des animaux de ferme en plein Paris" : fin de transhumance pour 27 brebis parties de la Courneuve

Ces brebis de la banlieue ont effectué un parcours de 140 km en région parisienne pour sensibiliser les passants à l'agriculture urbaine.

27 brebis accompagnées de bergers et de marcheurs sont arrivées mardi au terme de leur transhumance urbaine.
27 brebis accompagnées de bergers et de marcheurs sont arrivées mardi au terme de leur transhumance urbaine. (SANDRINE ETOA-ANDEGUE / RADIO FRANCE)

Posés sur l'herbe à l'ombre ou éparpillés dans les jardins du Trocadéro, les moutons en transhumance à Paris attirent tous les regards. "J'habite en banlieue parisienne du coup, je n'ai pas trop l'habitude de voir des animaux de ferme en plein Paris, en-dessous de la Tour Eiffel", s'étonne un passant.  

"Ok. Elles ont dit qu'on y allait. Elles veulent voir la Seine. Allez mes loulous ! C'est parti ! Hop hop hop", lance l'un des gardiens du troupeau. "Comme d'habitude, les marcheurs derrière le dernier berger." 

27 brebis accompagnées de bergers et de marcheurs sont arrivées mercredi au terme de leur transhumance urbaine.
27 brebis accompagnées de bergers et de marcheurs sont arrivées mercredi au terme de leur transhumance urbaine. (SANDRINE ETOA-ANDEGUE / RADIO FRANCE)

Les 27 brebis du troupeau terminent jeudi 18 juillet un parcours entamé le 6 juillet pour sensibiliser les passants à l'agriculture urbaine. Car elles vivent à l'année à la Courneuve (Seine-saint-Denis). Douze jours de périple qui consistait en une boucle de 140 kilomètres à travers une trentaine de communes dont Vincennes, Ivry-sur-Seine, Sceaux et Versailles.    

Vianney Delourme est co-organisateur de la transhumance. "C'est moi qui ai écrit le parcours", dit-il.

C'est leur environnement naturel. J'insiste sur le mot 'naturel' parce que plusieurs personnes nous ont dit : 'les moutons en ville ? Ils seraient mieux dans les Pyrénées'.Vianney Delourme, co-organisateur de la transhumanceà franceinfo

"En réalité la nature c'est une construction culturelle. La ville et l'agriculture ont été séparées au XXe siècle mais il y a toujours eu des animaux de ferme en ville et c'est possible aujourd'hui", rappelle Vianney Delourme.

27 brebis accompagnées de bergers et de marcheurs sont arrivées mardi au terme de leur transhumance urbaine.
27 brebis accompagnées de bergers et de marcheurs sont arrivées mardi au terme de leur transhumance urbaine. (SANDRINE ETOA-ANDEGUE / RADIO FRANCE)

Une petite fille, Maelys, caresse les moutons.

Il est trop mignon, il est tout doux là !Maelys, une petite admiratriceà franceinfo

Enthousiaste face aux bêtes, la petite fille se reprend pour expliquer avec le plus grand sérieux : "Tu vois, pour un fermier, c'est difficile et comme ça tous les gens voient ce que c'est d'être un fermier, nourrir ses moutons, les promener. C'est un travail d'avoir des moutons ! C'est du boulot, beaucoup de boulot !"

Transhumance parisienne pour 27 brebis banlieusardes. Un reportage pour franceinfo de Sandrine Etoa-Andegue.
--'--
--'--