Incendie de l'usine Lubrizol : une catastrophe pour les producteurs de fruits et légumes

Les agriculteurs normands sont les grands perdants de l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen (Seine-Maritime). Ils sont en grande difficulté financière. Même s'ils ont l'autorisation de vendre à nouveau leurs produits, il est difficile de regagner la confiance des clients.

France 2

Baptiste Mégard cultive des légumes biologiques à Mont-Saint-Aignan, au nord de Rouen (Seine-Maritime). Depuis l'incendie de l'usine Lubrizol, ses ventes ont toujours beaucoup de mal à redémarrer. La levée des restrictions date pourtant d'il y a plus de deux semaines. "On a eu trois semaines vraiment compliquées. On était presque à l'arrêt. On est en train de remonter progressivement. On est toujours en perte par rapport à ce qu'on faisait avant", confie le maraîcher.

50 millions d'euros de préjudice

Dans les allées du marché voisin de Buchy, certains consommateurs ont perdu confiance dans les produits locaux. Seuls les primeurs s'approvisionnant ailleurs ont un peu atténué l'effet Lubrizol. "Les gens ont une certaine crainte à acheter les produits locaux", confirme un primeur. Selon le ministre de l'Agriculture, le préjudice global subi par les agriculteurs s'élève entre 40 et 50 millions d'euros.

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Un étal de laitue dans une grande surface du Calvados, en août 2004.
Un étal de laitue dans une grande surface du Calvados, en août 2004. (MYCHELE DANIAU / AFP)