Guadeloupe : la lutte contre les sargasses s'organise

La conférence sur les sargasses qui a commencé en Guadeloupe a permis de partager les expériences des pays impactés par ces algues. Ils ont mis en avant leurs stratégies de route.

C'est une algue sans frontière : Martinique, Guadeloupe, Mexique, République dominicaine, Tobago… partout où elle s’échoue, elle cause les mêmes problèmes. Mais chaque Etat réagit différemment pour lutter contre son invasion. En Martinique ou en Guadeloupe, on attend qu'elle s'approche des côtes pour la ramasser. Au Mexique, par exemple, la marine se charge de les localiser et de les récolter en haute mer. Un retour partagé lors de la conférence sur le sujet samedi 26 octobre. "Nous devons à tout prix éviter que les sargasses s’échouent sur les côtes. L'idéal serait que l'on puisse prendre la majeure partie des sargasses et qu'il y en ait très peu qui s'échouent sur les plages. À ce moment, les barrières, machines et moyens humains s'occupent de les ramasser et de nettoyer les plages", a témoigné le contre-amiral Enrique Flores Morado, chef et responsable Sargasses au Mexique.

Problème de moyens ?

Une stratégie qui a fait mouche pour certains, mais la France étant notamment en retard sur la question, des élus demandent davantage de moyens financiers, comme Frédéric Buval, maire de la Trinité. Mais du côté des autorités, on se montre plus réservé, à l'image du délégué international aux risques majeurs, Frédéric Mortier. "Ce sujet-là sera examiné, mais il y a des enjeux techniques et de coût", annonce-t-il. La lutte contre les invasions d'algues sargasses ne se fera pas sans moyens ont rétorqué différents protagonistes.

Le JT
Les autres sujets du JT
L\'algue sargasse devient toxique une fois échouée sur le littoral (photo d\'algues sargasse échouées sur une plage de Martinique en 2011).
L'algue sargasse devient toxique une fois échouée sur le littoral (photo d'algues sargasse échouées sur une plage de Martinique en 2011). (PATRICE COPPEE / AFP)