Loi alimentation : l'inquiétude des éleveurs de porcs

La loi alimentation veut donner plus de pouvoir aux exploitants agricoles dans la fixation des prix. La filière du porc, après deux ans d'accalmie, s'inquiète d'une nouvelle crise des prix.

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FRANCE 2

À Trémeur dans les Côtes d'Amor, Guy Corbel, un éleveur de porc, nourrit ses cochons, mais quand il le fait, il perd de l'argent. En cause : le climat qui a fait baisser le rendement des céréales et augmenté les prix. Dans son exploitation, le coût des aliments a augmenté de 40% en quelques mois. Côté consommation, ce n'est pas mieux, en dix ans les Français ont réduit leurs achats de viande de 12%. Sur le marché breton, les voyants repassent dans le rouge après une amélioration en 2017. Depuis, le prix est repassé en moyenne sous la barre des 1,20 €.

Moins de 350 € par mois pour vivre

"Le cours moyen depuis ces derniers mois a baissé de 20 centimes par rapport à la même période 2017 [...] on a donc perdu plus de 20€ par porc", explique Paul Auffray, le président de la fédération nationale porcine. Comme en 2015, le spectre de la crise refait surface quand les agriculteurs de l'Ouest de la France avaient montré toute leur colère. Depuis, le gouvernement a mis sur la table un projet de loi alimentation avec dans les propositions un prix minimum réservé à l'éleveur. Certains restent cependant sceptiques quant à l'aboutissement du projet. La loi est en débat à l' Assemblée nationale. Selon les syndicats agricoles, près de la moitié des éleveurs vivent avec moins de 350 € par mois.

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Elevage porcin dans le Finistère le 27 mai 2013. Au moment où les cochons sont nourris, le niveau sonore atteint entre 121 et 133 décibels. (FRANCOIS DESTOC / MAXPPP)