Agriculture : est-il possible de se passer des grandes surfaces ?

À la veille de l’ouverture du Salon de l’Agriculture, la question des petites productions se pose. La journaliste économique du Figaro, Mathilde Golla, explique l’importance des circuits courts.

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Les agriculteurs s’apprêtent à faire leur entrer au Salon de l’Agriculture. À l’heure où les grandes surfaces ont le monopole sur le marché, les circuits courts se développent de plus en plus. La journaliste économique du Figaro, Mathilde Golla, explique leur importance. "Une façon de détourner les supermarchés". Les Français achètent pour 300€ par mois d’alimentation et essentiellement dans les supermarchés. "Depuis les années 1960, on s’est lancé à corps perdu dans les grandes surfaces considérées comme le progrès où on pouvait trouver dans un même lieu tout ce qu’on voulait. Mais aux États-Unis, les supermarchés coopératifs ont grandi en parallèle et plus vite que chez nous".

Bénéfices pour le producteur

Cependant, la grande distribution reste importante. "Aujourd’hui c’est encore la grande distribution qui permet aux agriculteurs de vendre leurs produits, mais le système des circuits courts est en plein essor. Un producteur sur cinq vend ses produits en circuit court ou avec seulement un intermédiaire".
"Au départ ce n’est pas facile de franchir le pas. On est grandement aidé par les réseaux sociaux. Aujourd’hui on peut s’approvisionner sur les AMP, les marchés de producteurs, cela facilite les achats, le gain de temps (et de qualité). Le plus grand bénéfice est pour le producteur (…) les agriculteurs fixent eux-mêmes les prix donc ça leur permet de gagner un peu de pouvoir d’achat. Aussi pour les consommateurs, on trouve essentiellement des produits de qualité et de saison", ajoute Mathilde Golla.

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Illustration. Un élevage de Domezain (Pyrénées-Atlantiques). 
Illustration. Un élevage de Domezain (Pyrénées-Atlantiques).  (IROZ GAIZKA / AFP)