Agriculteurs : la facture grimpe après les blocages

Le montant des travaux liés au dégagement et à la remise en état de routes bloquées dans l'Ouest lors des manifestations d'éleveurs la semaine précédente atteint 874 000 euros.

Des pompiers nettoient les dégâts causés par les agriculteurs en colère, mercredi 22 juillet 2015, à Quimper (Finistère).
Des pompiers nettoient les dégâts causés par les agriculteurs en colère, mercredi 22 juillet 2015, à Quimper (Finistère). ( MAXPPP)

Après la colère, l'heure des comptes. Le montant des travaux liés au dégagement et à la remise en état des routes bloquées lors de manifestations d'agriculteurs dans l'Ouest, la semaine précédente, a atteint 874 000 euros, a indiqué vendredi 31 juillet la Direction interdépartementale des routes de l'Ouest (Diro).

Cette "première estimation" englobe notamment les coûts engendrés par les réparations des dégâts occasionnés lors des manifestations sur les glissières de sécurité, les enrobés et les panneaux de signalisation, ainsi que le dégagement et l'élimination des déchets déversés sur les chaussées, a précisé la Diro. Le champ d'action de ce service du ministère de l'Ecologie s'étend sur les quatre départements bretons ainsi que sur la Mayenne, la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire.

788 000 de dégâts pour le seul Finistère

Pour le seul département breton du Finistère, où des éleveurs réclamant une revalorisation du prix de leurs productions ont mené plusieurs opérations de blocages sur la RN12 (axe Rennes-Brest) et la RN165 (axe Nantes-Quimper), le montant des travaux se chiffre à 788 000 euros. Environ un kilomètre de glissières de sécurité, au total, y a été arraché et 3 600 m3 de déchets ont dû être évacués et traités, a précisé la Diro.

Mardi, la chambre de commerce et d'industrie (CCI) du Havre (Seine-Maritime) a de son côté porté plainte contre X à la suite du blocage des ponts à péage de Normandie et de Tancarville la semaine précédente. Elle affirmait avoir subi un préjudice financier de 460 000 euros. La démarche a quelque peu surpris les syndicats agricoles, comme nos confrères de France 3 Haute-Normandie l'indiquaient alors dans un reportage.